
Logo conçu par Isabele et Joseph Clemente
Le projet Terra a légèrement réorienté son cap : il ne s’agira plus d’une biennale, mais d’une triennale.
Plusieurs raisons motivent cette évolution :
– attendre la mise en place du nouveau conseil d’administration à l’issue des élections
– accorder davantage de temps et d’attention à la collaboration ainsi qu’à l’implication des habitants
– éviter la période de forte chaleur estivale et favoriser la coopération avec les enfants et les écoles de Bages.
L’accent demeure porté sur les quatre galeries de Bages et sur le projet collectif, dans le cadre d’une organisation menée par ArtBages, avec le soutien de la mairie de Bages.
Les artistes du village participeront à nouveau à cette triennale.
MANIFESTE TERRA
TERRA.
Deux syllabes anciennes, riches de sédiments et de mémoires. Elles désignent à la fois le sol, le corps, la matière du monde et la condition de toute vie. Un mot qui nous précède, qui parle avant nous, comme un souffle d’origine,
comme la pulsation d’un monde que nous avons cru pouvoir quitter.
1. La Terre abstraite
Depuis plusieurs siècles, nous avons transformé la Terre en abstraction.
Elle est devenue cartes, données, ressource, capitaux, fichiers.
Ce que nous appelions autrefois monde s’est dissous dans le langage des chiffres et des flux.
Le sol n’est plus qu’une ressource,
le vivant une statistique,
l’air un chiffre d’affaires.
Mais TERRA n’a jamais signé ce contrat.
Elle persiste en dessous — respirante, mouvante, indocile.
Elle se souvient, dans la lenteur,
de ce que nous avons oublié :
l’interdépendance, la fragilité, le lien.
Après les feux dévastateurs dans les Corbières, la terre reprend.
Sous la cendre, les graines patientent, les racines reprennent souffle,
et la vie recommence son travail obscur.
TERRA se relève, silencieuse, inépuisable.
2. L’art au sol
Revenir à TERRA,
c’est refuser l’amnésie du sol.
C’est reconnaître que nous n’habitons pas une planète abstraite,
mais un corps vivant dont nous sommes les prolongements.
L’art, ici, retrouve une fonction essentielle.
Il ne représente plus le monde :
il en réactive la présence.
Il refuse la séparation
entre le geste et la matière,
entre le politique et le poétique.
L’art se fait terrain d’écoute, de soin, de résistance.
Chaque œuvre devient une tentative d’ancrage,
une manière de rétablir la gravité,
de réapprendre le contact et l’ attention.
3. La Terre enfouie
Sous la surface, TERRA demeure une archive silencieuse. Elle est une couverture de temps, une épaisseur où s’accumulent les traces, les corps, les ruines et les commencements. Rien ne disparaît totalement : tout s’enfouit, se transforme, se compacte en strates invisibles. Ce que nous appelons présent repose sur cette profondeur obscure.
Chaque pas effleure des existences passées. Chaque fondation s’ancre dans une mémoire antérieure. La terre conserve sans témoigner, protège sans révéler entièrement. Elle est le lieu où le passé ne cesse pas d’être, mais change d’état.
Enfouir n’est pas effacer. C’est confier au temps. C’est permettre la transformation lente, la maturation invisible. Les civilisations disparaissent en surface, mais persistent dans la densité du sol. TERRA devient ainsi une peau épaisse, un manteau de mémoire qui soutient le monde visible.
Créer, dès lors, n’est pas seulement faire apparaître. C’est aussi entrer en relation avec ce qui est déjà là, avec ce qui précède toute forme. C’est travailler avec la profondeur, avec la résistance, avec la présence silencieuse de ce qui demeure.
Car TERRA n’est pas seulement ce sur quoi nous marchons.
Elle est ce qui nous porte, ce qui nous précède, et ce qui, un jour, nous accueillera de nouveau.


Dans l’art, le thème de l’eau a été maintes fois traité au cours des siècles. À la fois source de vie et d’énergie, symbole riche de significations, l’eau est une source d’inspiration inépuisable pour les artistes dans le domaine de l’écriture, de la peinture, de la sculpture, de l’architecture, de la musique, du cinéma, etc.
D’une part, l’eau revêt une dimension allégorique : le fleuve, l’océan, la rivière ou encore la source sont personnifiés sous les traits d’un homme ou d’une femme. Ils peuvent aussi devenir l’attribut d’un personnage ou d’une divinité.
D’autre part, l’eau fait l’objet d’une figuration naturelle et est un élément essentiel du décor paysager. Sous la forme d’une mer, d’une cascade, d’un lac ou d’un cours d’eau, l’eau se retrouve dans de nombreuses représentations du paysage ou en arrière-plan de scènes diverses. À la fin du XIXe siècle et surtout au XXe siècle, l’eau devient pour les artistes un véritable élément de la recherche esthétique.
Programme
Dans le cadre de ‘ArtBages’, les 4 galeries de Bages présentent pendant 2 mois (du samedi 06/07 au dimanche 08/09 une expo sur la thématique AQUA. Les oeuvres pourraient être des peintures, des sculptures et des vidéos ou des photos. En plus il y a un circuit d’oeuvres d’art à l’extérieur (en situ) qu’on peut aussi visiter par une guide.
Le thème renvoie au paysage dans lequel la commune est ancrée (entourée d’étangs), puisque c’est l‘étang et son eau qui lui donnent chaque jour un visage si singulier. Faire le lien avec le patrimoine local, culturel et naturel existant, est d’ailleurs un des objectifs de ce projet.
Le village se distingue par le cadre paysager remarquable dans lequel il est intégré, mais également par son histoire, fortement liée au monde de l’Art. Une commune rurale de moins de 1000 habitants, qui est en capacité de proposer quatre lieux d’Art contemporain, revêt en effet un caractère exceptionnel. C’est en ce sens que la création d’une biennale présente une réelle opportunité de développement,à la fois culturel et touristique, pour la commune.
L’association ArtBages
La gestion et l’organisation de la biennale sont désormais confiées à l’association sans but lucratif ArtBages, présidée par Herman Vansynghel. Pour cette biennale, nous avons recruté trois nouveaux collaborateurs valables : Isabelle Clemente (communication) , Joseph Clemente (mise en page) et Annick Thévénin (responsable des ateliers ouverts).
Œvres en extérieur
Vu le succès des œuvres en plein air pendant LUMEN - nous souhaitons avoir une plus grande part d’artistes dans la nature, et également atteindre un équilibre homme/femme. Sabine et Doris s’occupent de chercher les artistes pour l’extérieur. Elles souhaitent également s’impliquer davantage auprès des Bageots en plaçant des œuvres sur des propriétés privées, dans des jardins, des cours ou même derrière des fenêtres. Elles souhaitent maximiser cet aspect dans les prochaines éditions d’ArtBages
Il y a au total 44 artistes locaux et internationaux (13 femmes et 11 hommes), dont 24 exposeront en plein air ; littéralement dans le lac, au bord du lac, dans le vieux village et chez les habitants. Dans les galeries, 20 artistes présentent leurs œuvres, en majorité des femmes.
La nouveauté n’est donc pas seulement le grand nombre d’artistes ‘in situ’ mais aussi la variété des techniques (drapeau, céramique, peinture, vidéo, photographie...) . En outre, nous coopérons avec plusieurs ASBL à Bages : Corps9 qui organise l’ouverture musicale de la biennale avec la Fanfare du Minervois ; Bages en fête qui met en place des jeux d’eau pour les enfants au bord de l’étang ; le Patio des Arts de Narbonne qui propose un concert avec les élèves et une composition spécialement écrite par Laurent Sahai Océanophonie.
Le nombre d’activités quadruple par rapport à l’édition précédente : lectures par Sylvain Prudhomme , Richard Skryzak et Pierre Tilman; concerts in NullepArt (Jules Beurrier, Tabla Maël Goldwaser et Choro Jazz moderne quartet) , atelier d’arts plastiques pour enfants avec Corinne Mercadier, Moss, à l’étang d’Art et Maison des Arts, ateliers d’écriture par Adeline Pengam et de verre avec Greogry Moulin , soirée contes avec Annie Entressangle , ballade contée de François Plassard (A’QUA ça sert, la tortue maraîchère’) , concours de dessin AQUA pour enfants organisé par Latuvu , Promenade ‘Au fil de l’eau’ par Jean Guiffan (historien), “Poèmes ouverts”, lecture-performance de Pierre Tilman et comme dernier point, mais non le moindre, les ateliers ouvers des artistes locaux.
Les séances de guidage avec Annie ont désormais lieu le dimanche matin, avec deux versions du parcours : 3 km dans le vieux village et une version plus courte à Esterac.


La lumière, ce phénomène à la fois simple et complexe, est une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. Dans cette biennale, nous voulons explorer comment la lumière se manifeste dans différentes formes d’art, des peintures aux sculptures, en passant par la photographie le vidéo et les installations multimédias.
Chaque œuvre présente une interprétation unique de la lumière, qu’il s’agisse de la douceur d’une lueur matinale, de l’éclat d’un rayon de soleil, ou encore des ombres intrigantes qu’elle crée. Les artistes jouent avec des couleurs vives, des contrastes saisissants et des textures variées pour évoquer des émotions et transporter les spectateurs dans un voyage visuel captivant.
Cette biennale est ouverte à tous, car la lumière appartient à chacun d’entre nous. Que vous soyez amateur d’art ou simplement curieux, nous vous invitons à célébrer avec nous la beauté et la magie de la lumière à travers les yeux des artistes contemporains. Apportez votre enthousiasme, votre curiosité et votre esprit ouvert, et laissez-vous émerveiller par ce jeu harmonieux d’ombres et de clartés!
Le cadre exceptionnel du village de Bages, surplombant l’ étang de Bages-Sigean, a toujours attiré des artistes (Pierrette BLOCH, Matias SPECHSA, Pierre DUMAYET, Jean-Michel MEURICE…) et des amateurs d’art. Comptant aujourd’hui pas moins de quatre galeries d’art (sur une population de 800 habitants) le village bénéficie de nombreux visiteurs locaux, nationaux et internationaux, et confirme sa renommée de ‘Village d’art “ au coeur du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée.
La majorité des oeuvres ont été créées spécialement par l’occasion, comme celle de Ariel Moscovici, appelé “Bereshit”. Il s’agit d’une sculpture en inox reflétant les rayons du soleil, faisant souvent penser à un diamant, ou à quelque chose qui est en train de se former.
Les 22 artistes (dont 9 avec une oeuvre à l’extérieur): Joël Barguil (FR); Florence Bouvry (FR); Hedwig Brouckaert (USA) ; Mark Cloet (BE° ; Anette Coirds (USA) ; Paola di Prima (FR) ; Joan Grubin (USA) ; Tony Harding (GB); Marietta Hoferer (DE) ; Ingrid Hornef (DE) ; Michael Kukla (CZ) ; Georgette Maag (CH) ; Corinne Lercadier (FR) ; Ariel Moscovici (RO) ; Françoius Moulignat (FR) ; Jaanika Peerna (EE) ; Sylvie Rivillon (FR) ; Germain Roesz (FR) ; Suzan Shutan (USA) ; Pierrick Sorin (FR) ; Venice Spechsa (CH) ; Ilene Sunshine (USA) ; Jean-Louis Bigou (FR) ; Jesus Pelegri (ES) ; Elizabeth Zanesi (FR) ; Eva Luca (FR) …
L’équipe
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![]() Maison des Arts |
![]() L'étang d'art |
![]() LATUVU |
![]() NullepArt |
Herman van Synghel
Sabine Friederichs
Doris Schläpfer
Anne Montaut
Romain Jalabert
Martine Trouïs
Stefan Frowein
Joseph Clemente
Isabelle Clemente
Annick Thévenin





